• Par: Steven Soderbergh
  • Année: 2017
  • Durée: 118 min
  • Origine: USA
  • 7.1
Le Grill a aimé

Logan Lucky

C’est pas celui avec Wolwerine 

 

Steven Soderbergh nous revient après le très moyen thriller sous Prozac Effet Secondaire en 2013 (mais réellement, l’intrigue tourne autour de la commercialisation d’un antidépresseur) pour un Logan Lucky bien plus rythmé et plaisant.

Channing Tatum inspire Soderbergh après le quasi-biographique Magic Mike, et si l’histoire de père divorcé qui se bat pour la garde de sa fille est tout sauf originale, elle est heureusement très secondaire.

Logan Lucky, pour faire simple, c’est Ocean’s Eleven (du même réalisateur) au pays des rednecks. A quel moment on s’est dit que le film de casse qui a quasiment lancé une marque de café pouvait se conjuguer à la sauce hixploitation ? Je ne sais pas mais c’est pas pour ça qu’il faut bouder son plaisir. Tout comme son aîné, le film tient sur son casting ultra solide et sur son scénario retors sous la forme d’un récit choral où chacun a son rôle à jouer suivant un rythme bifide : 1h de préparation du braquage puis 1h d’exécution où tout ne se passe évidemment pas comme prévu.

Si Soderbergh ne sublime en rien le film de casse, il en maitrise toutefois la moindre parcelle pour une mise en scène au poil, presque guindée tellement elle est réglée comme une horloge même si quelques gags méta pointent le bout de leur nez. Channing Tatum est parfait en mec bien poissard qui a fait des conneries et prévoit d’en refaire, Adam Driver en barman manchot dégage une vraie froideur angoissante à la limite du sociopathe même si le rôle de l’allumé complet revient à Daniel Craig et son improbable coloration jaune poussin qui semble sincèrement s’éclater dans son rôle. Riley Keough n’est pas en reste en « driver » de l’équipe, une des actrices de Mad Max Fury Road, découverte par Soderbergh lors de la sérialisation de son film The Girlfriend Expérience.

Au final, s’il suit une recette connue en l’agrémentant de morceau d’Amérique profonde déjà vu ailleurs (le concours de mini miss, les soirées bières au bar local, la musique country), le film délivre une vraie bonne comédie d’action.

Daniel Craig a pris l’initiative de se teindre les cheveux pour le film, voulant casser son image. Sinon Logan Lucky est sorti entre Logan et Lucky, perso j’y vois un coup de illuminati.

5 janvier 2018
Alcide